La femme que l’on voit sur la vidéo est un exemple de l’importance de la forêt pour la population, et de la relation entre les habitant.e.s de Wassadou et la nature. Ici, elle trie les feuilles de palmiers, dont elle va ensuite fabriquer des balais. Elle les fabrique pour les vendre, et obtenir un complément de revenus. 

Cependant, cette activité est de plus en plus difficile, en raison de la disparition d’un grand nombre de palmiers à proximité de Wassadou, dont les tiges et les feuilles sont nécessaires à la fabrication des balais. Ils disparaissent à cause du manque de pluie et de la coupe du bois sans reboisement. A présent, elle doit payer des gens pour obtenir la matière première pour fabriquer les balais. Le manque de palmier engendre une diminution de l’activité et des revenus. Si cette activité disparait, elle devra se tourner vers le ramassage de bois de chauffage et la fabrique du charbon, mais ces activités sont aussi impactées par la déforestation.  

Les coupeurs de bois coupent en priorité le bois mort, avec l’autorisation des agents des eaux et forêts. Avec ce bois, on fabrique aussi des meubles (lits, armoires). 

Actuellement, le village rencontre de plus en plus de problèmes liés au changement climatique. On a donc fait appel à l’association des jeunes pour trouver des solutions. Grâce à l’association des jeunes et à l’entraide, on achète des plantes et des jeunes arbres pour les replanter (surtout des acacias), avec le projet de reconstruire la forêt. En particulier, l’infusion de la deuxième écorce du Gueno, qui fait partie de la famille des acacias, permet de soigner l’anémie et d’autres maladies. Des arbres fruitiers ont aussi été replantés (orangers, mandariniers, citronniers, jujubiers). On a aussi interdit à ceux qui coupent le bois de couper totalement certains arbres ou certaines parties des arbres, sous peine de sanctions par le chef du village.  

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