Du 9 au 12 Janvier 2023, un plaidoyer organisé dans le cadre du projet Watigueleya Kêlé atelier a eu lieu à Tambacounda (Sénégal). Cet atelier a réuni les délégués des trois villages sénégalais participant au projet (Bandafassi, Missirah Tabadiang, et Wassadou-Dépôt), encadrés par l’équipe Donkosira, et l’expert plaidoyer Illia Djadi. L’objectif de l’atelier était de renforcer les capacités des participants en matière de plaidoyer, en approfondissant les bases théoriques et pratiques. Il s’agissait de parfaire les connaissances acquises lors du premier atelier plaidoyer tenu à Bandafassi en mai 2021, et de les adapter à un contexte local plus spécifique. Au cours de ces 4 jours, les participants ont élaboré collectivement une stratégie de plaidoyer, qui a été présentée le 12 janvier lors d’un mini forum sur la résilience climatique avec les acteurs clés du secteur de Tambacounda.

Le premier jour a débuté par différents exercices de réflexions qui ont permis aux participant.e.s de s’interroger sur leurs attentes par rapport à l’atelier, ainsi que sur la signification et l’importance du plaidoyer dans leurs langues et villages. Les délégués de chaque village ont évoqué différents problèmes qu’ils rencontrent, expliqué dans quel contexte ils se posent et identifié de potentielles solutions et les facteurs nécessaires à leur succès. Les thèmes de ces réflexions étaient la transhumance à Bandafassi, l’accès à l’eau potable à Missirah Tabadiang, et les feux de brousse à Wassadou. Le jour suivant, Illia Djadi a formé les délégués villageois à la théorie du plaidoyer. Il s’agissait de comprendre en quoi consiste le plaidoyer, quel est son but, quels moyens peuvent être utilisées, les acteurs impliqués. La formation a repris le lendemain avec l’explication des étapes du cycle du plaidoyer : d’abord l’identification de la question (1), puis la recherche et l’analyse pour fonder les demandes sur des preuves, comprendre les causes et effets des problèmes, le contexte, les parties prenantes, et identifier des solutions (2). Ensuite l’étape de la planification qui permet de clarifier les objectifs, les moyens d’y arriver et des potentiels risques qui pourraient émerger (3). C’est seulement après ces étapes que l’action peut être menée (4), puis évaluée afin d’analyser les zones de réussites, d’échecs et d’amélioration (5).

Pour la dernière journée, les formateurs et participants ont accueilli les agents de service : le Lieutenant Diouf, chef de la division reboisement et conservation des sols (Eaux et forêts), Diaman Dianifaba de l’ONG « la lumière », Ibrahim Dione du développement durable, et Dr Abdou Sane (chef antenne SRFPA). Les délégués villageois ont présenté leurs plaidoyers, c’est-à-dire les différents problèmes rencontrés dans leurs villages et les solutions identifiées, par exemple un programme pour la mise en place des forages en lien avec le problème d’accès à l’eau. Ils ont aussi réfléchi à un plan d’aménagement de l’espace, à une gestion communautaire, et ont demandé l’appui des ONG dans leurs efforts.

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