Sur la photo, on voit un champ de mil, mais la culture de cette céréale est en train de disparaître à Bandafassi, à cause du manque de pluie. Auparavant, le mil était la source d’alimentation principale, et elle est aussi très importante culturellement. Elle est utilisée pour les fêtes : on en fait de la bière pour les cérémonies traditionnelles malinké et bedik, les tiges sont utilisées dans la danse des femmes mariées tous les 4 ans et dans la construction des murs des cases. La bière de mil est aussi importante pour l’entraide pendantl’hivernage.  

Aujourd’hui, à cause du manque de pluie, très peu de personnes cultivent le mil, 2 ou 3 personnes par village seulement. A la place, on cultive les arachides, le maïs jaune (le maïs blanc met trop de temps à cultiver), et un peu le riz. La disparition de la culture du mil a un impact sur la santé, on mange principalement du riz et les cas de diabète augmentent. Au temps des grands-parents, on donnait de la bouillie de mil aux personnes très malades et aux enfants. Sans mil, on ne peut pas produire de bière, ce qui a des conséquences pour les cérémonies traditionnelles et pour l’entraide pendant l’hivernage. Sans bière et sans de quoi acheter du vin ou du cidre, on ne peut pas appeler beaucoup de monde pour faire une corvée pendant l’hivernage. Le mil est devenu très cher ; avant, il coutait 5000 francs CFA, aujourd’hui il coûte 20000 ou 22500 francs, et on ne peut pas trouver de mil en mars.  

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